Miss Pélisse

Textes et fragments érotiques

mercredi 27 février 2008

Murmure

Dans un très large sourire, il m'accueille :

« Ôte ta culotte ma p’tite salope… »

Comment lui résister ?

Posté par Misspelisse à 10:02 - Miettes - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 25 février 2008

Sous venir

Elle est encore seule ce soir. Rien à faire de spécial. Elle n'a personne à qui parler. Personne à aimer. Alors, devant cet écran, seule lumière de la pièce, elle clique au hasard. Elle saute de lien en lien, sans savoir où aller. Elle s'attarde de temps en temps sur un lieu attrayant. Elle saisit quelques mots qui lui font échos, quelques images délicates...

Elle zappe. Elle surfe. Elle glisse. À moitié engourdie, elle tombe. Elle vient de se prendre les yeux dans une icône posée là. Elle ne s'y attendait pas. Elle est bousculée. Saisie. Exquise sensation de déjà vu.

Elle reconnaît ces mains, grandes, larges aux veines gonflées. Elle reconnaît ce ventre, blanc, si doux, si rassurant. Elle reconnaît ces cuisses, musclées, presque imberbes, si fortes. Elle reconnaît ces courbes que ses doigts ont si souvent dessinées. Ce sexe que sa bouche a si souvent étreint.

Elle se souvient de ce qui le faisait se dresser fièrement ainsi vers le ciel. Les mots qu'elle murmurait pour lui, sous la contrainte... Les souvenirs l'envahissent. Elle ressent les mêmes picotements qu'autrefois à la vue de ce monument érigé sur l'écran. L'envie monte en elle. Ces frayeurs, violentes et douces lui manquent soudain terriblement. La confiance absolue, l'abandon total, qu'elle voudrait à nouveau éprouver. Le désir est fort. Son sexe s'échauffe, enfle et perle. Ses doigts quittent la souris, glissent le long de ses cuisses, caressent la peau dénudée, se perdent sous sa jupe. Ils connaissent le chemin. Ils écartent doucement les chairs et s'immiscent en elle, pétrissent délicatement son bouton nacré... et lentement elle jouit.

Mais ce massage ne lui suffira pas. Elle le veut lui, être à lui, comme avant...

Son coeur est suspendu. Elle sent à nouveau cette petite angoisse l'envahir lorsqu'elle prend enfin la décision de cliquer sur « contacter l'auteur »...

Posté par Misspelisse à 21:41 - Tranche de vie - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 22 février 2008

Ovalie

Je suis là, nue, immobile, offerte, déposée au milieu de cette pelouse. Observée, convoitée par trente solides gaillards prêts à en découdre. Tous n'ont qu'une idée en tête, me soulever, me posséder, me transporter le plus loin possible, derrière la ligne blanche et exulter.
Au coup de sifflet, ils se jetteront sur moi. L'un d'entre-eux m'agrippera de ses mains fermes, me pressera sur son torse. Je sentirai son souffle chaud sur ma peau, son coeur battre contre le mien. Puis il me passera, vers l'arrière, à son camarade le plus proche. Autres mains, autres manières...

Mais je reste là, tremblante, imaginant leurs mains, leurs caresses, leurs étreintes fuguasses. Sentant leurs sueurs, leurs peurs, leurs efforts, leurs angoisses, leurs espoirs. Et je rêve d'être chahutée, bousculée, malmenée, piétinée et sans délicatesse jetée dans l'herbe boueuse. Meurtrie, sur ce sol labouré, je serais ramassée par des griffes acérées dans une foulée féline. À nouveau glissée de bras en bras, adorée l'espace d'un instant, soulevée dans les airs, effleurée du bout des doigts, serrée à en perdre le souffle, ils m'entraînent dans leur ivresse. Luisante de vaseline, trempée de leur sudation, souillée de cette boue collante, je les accompagne, docile. Je suis leur esclave, je n'ai pas de volonté, je suis à eux.

Soudain je prends conscience, le match est commencé. Ils sont là tout proche. Ils se battent pour moi. Ils ne pensent qu'à moi.

Ce soir, je suis l'objet de toute leur attention.

Ce soir, je suis Ovalie...

Posté par Misspelisse à 23:23 - Tranche de vie - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Agrandissement

J'étais un peu à l'étroit ici, j'avais envie de dire des choses sans importance, de donner mon avis, bref de m'exprimer haut et fort (Oui bon dans la limite où l'on vient me visiter bien sûr...)

Alors j'ai ouvert une pièce de plus et j'ai fait suivre certaines choses...

Ici, donc, vous ne trouverez plus que mes textes et fragments érotiques, pour le reste c'est ailleurs....

Posté par Misspelisse à 10:32 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 19 février 2008

Gymnastique

Mes doigts dans ta bouche
Ta queue dans ma main
Ta langue dans mon cul

Posté par Misspelisse à 08:48 - Miettes - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 14 février 2008

J'aime...

J'aime le sourire qu'il affiche quand je rentre à la maison
Ses yeux qui rigolent, sa voix apaisante riche de raison

J'aime son regard gourmand lorsque j'ôte mes fripes pour lui
Ses yeux me dévorent, j'y lis ses envies

J'aime ses baisers brûlants sur ma nuque dégagée
Sa tendresse me bouleverse, ses lèvres me font frissonner

J'aime la dextérité de ses doigts lorsqu'il me parcourt
Ses mains me dessinent, je sens sa fébrilité, son amour

J'aime lorsqu'enfin il ouvre mon abricot de chair velouté
Sa langue si douce qui lèche mon fruit salé

J'aime quand mon plaisir est si fort
Que je perds le contrôle de mon corps
Son regard coquin
Ses stimulations sans fin

J'aime lorsqu'il s'installe en moi, comme un propriétaire
Mon corps lui va si bien, il a été bâti pour lui sur ses terres

J'aime l'attention qu'il porte à mes moindre désirs
Mes réactions qu'il observe, le soin qu'il met à accentuer mon plaisir

Et puis...

J'aime lorsqu'il me voit heureuse l'émotion qu'il laisse sous-entendre
Ses yeux qui par pudeur jamais ne se répandent

J'aime sa fragilité, ses sentiments qu'il tente d'étouffer
N'avoir jamais la faiblesse de me les révéler

Mais...

Je n'aime pas les soirs comme celui-ci
Où je me retrouve seule dans notre trop grand lit...

Posté par Misspelisse à 23:23 - Mon Rodolphe - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 4 février 2008

Possédée par Pierre Louÿs

Écriture d'homme, serrée, claire. Encre violette.
Les mots me giflent. L'écriture m'envahit. Mon sang ne fait qu'un tour. Mon pouls s'accélère. Un frisson parcourt mon dos et hérisse mon poil. L'émotion est intense.

Une soudaine envie de briser la vitrine, de saisir le manuscrit, de le serrer contre mon ventre, de m'enfuir avec, de ne le garder que pour moi...

Pierre Louÿs pour moi seule !

Posté par Misspelisse à 11:30 - Fantasmes - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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