Miss Pélisse

Textes et fragments érotiques

samedi 24 mai 2008

Panne d'inspiration

Nous sommes calés l'un contre l'autre dans notre lit. Matin calme, conversation tranquille.
Puis, il me regarde d'un air réprobateur :

- Dis donc ? T'écris plus beaucoup en ce moment ?

- ...

- Ça fait même quelques mois que tu n'écris rien ! Qu'est-ce qu'il t'arrive ?

- ...

- ...

- Mets tes doigts dans ma fouffe !

Il s'exécute.

- Ah ! C'est tout chaud, humide et glissant. Mmm...

Il commence un lent massage circulaire autour de ma fleur. Mon corps se détend. Sourire angélique de ma part.
D'un coup il retire ses doigts.

- Ouais c'est ça ! Essaye pas de détourner la conversation !

- !!?

- Alors ? Pourquoi tu n'écris plus ?

Je soulève la couette, me redresse et à quatre pattes, les mains sur les fesses, les écarte et les lui offre.

- Lèche-moi le cul !

Il s'exécute. Sa langue me parcourt et me fouille. Ses doigts, sa belle queue, ne tardent pas à m'explorer...

Je ne sais pas où est passée l'inspiration, mais l'envie, elle, est toujours bien là.

Posté par Misspelisse à 10:59 - Tranche de vie - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

samedi 17 mai 2008

Cerises

Cerises2

J'avais choisi les plus belles, grosses, bien mûres, presque noires. Celles qu'il préfère.

Lorsqu'il poussa la porte, je me tenais, nue, offerte, le plat sur le ventre.

Il posa le plat sur le drap, prit un à un les fruits ronds et froids, les déposa délicatement sur ma peau brûlante d'impatience. Je fermais les yeux pour mieux apprécier le contact et attendre la surprise de l'impact. Quelques uns roulèrent et tombèrent. Leurs petites glissades m'enchantèrent. Une fois mon corps parsemé de ces gros confettis, il entreprit de les croquer. Le jus gicla sur mes seins, mon nombril et mon ventre. Il poussa le vice jusqu'à en laisser couler quelques gouttes dans mon intimité. Il me lécha entièrement et ponctua la plupart de ses coups de langues de commentaires culinaires. Ma peau sucrée-cerise émaillait son regard d'étincelles. Il dégusta ensuite mon fruit palpitant au goût inattendu.

Le repas ne faisait que commencer...

Posté par Misspelisse à 23:22 - Tranche de vie - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 5 mai 2008

Elle veut du cuir

Elle se réveilla en sursaut.
Seize heures trente.
Il rentrerait tard ce soir encore.
Elle passa en revue, lentement, les moindres recoins de leur chambre, sans bouger.
Le souvenir de se rêve étrange ne la quittait pas. L'odeur si familière du cuir souple de l'atelier de son grand-père la hantait...

Elle n'y tenait plus. Il lui fallait du cuir. Là maintenant. Tout de suite. Sentir la douceur des lanières sur sa peau. Entendre le bruit sec qui claque dans l'air. Deviner les gestes attentifs qui effleurent ses fesses sensibles...


Elle sauta du hamac. Grimpa les marches vers le grenier. Poussa la lourde porte de chêne. Fouilla dans les malles. Elle mit la main sur la vieille pelisse démodée de sa mère. La palpa pour en apprécier la texture. De l'agneau. Fin. Juste ce qu'il faut. Dans un tiroir, elle prit le vieux couteau à pied et le compas à report émoussé, puis descendit.


Elle étala la pelisse sur la longue table de la salle, découpa délicatement le plus grand morceau possible dans le dos. À l'aide du compas, elle imita le geste de son grand-père. Une des pointes pris appui sur le bord du cuir, tandis que l'autre laissait sur son passage une fine marque parallèle. En suivant la trace, elle trancha et obtint la première lanière. Si fine, si douce entre ses doigts. Elle la fit circuler sur sa nuque, son cou, sa joue. La tête rejetée en arrière, les yeux mi-clos, elle savourait déjà le plaisir à venir.
Elle renouvela ses gestes, des dizaines de fois. Le plus lentement possible. Elle s'enivrait de la douce odeur. Elle frissonnait d'impatience à l'idée de lier entre elles toutes ses courroies.


Lorsqu'elle eut débiter l'intégralité de sa peau d'agneau, elle rassembla les liens en un bouquet. Elle les noua solidement. Puis contempla son oeuvre achevée.


La nuit tombait. Loïc ne tarderait pas à rentrer. Elle rangea tout son matériel à présent inutile. Alluma des bougies, éteignit les lampes et tenta de maîtriser sa respiration.


Lorsqu'il poussa la porte, il la trouva, nue, étendue sur le tapis, la croupe recouverte d'un martinet artisanal qu'il n'avait encore jamais vu. Elle le regarda par dessus l'épaule en soupirant :


«  Je t'ai fabriqué un nouveau jouet. Veux-tu l'essayer ? »

Posté par Misspelisse à 07:30 - Tranche de vie - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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