mercredi 13 août 2008
Perte de contrôle
Assise à sa droite, je la tannais depuis un moment, passant ma main dans ses cheveux relevés, lui effleurant la nuque du bout des doigts, glissant mes phalanges agiles vers la naissance de son sein. Son discourt devenait incohérent. Elle était de plus en plus troublée par mon insistance. Elle m'affirmait qu'il n'y avait aucune forêt sur cette route de campagne, aucun lieu qui puisse mettre nos ébats saphiques à l'abri des regards indiscrets. Je jurais pourtant apercevoir des bosquets ici où là. Mais elle soutenait entre deux soupirs agacés qu'il y avait des orties ou pire, aucun chemin pour garer la voiture. Et puis, non !, quand même !, on ne fait pas ce genre de choses dans les bois !
Je ne l'écoutais pas. Je n'avais qu'une seule idée en tête...
Ma main, remontant de son genou jusqu'à la peau soyeuse de son entre, faillit nous envoyer valdinguer dans le fossé. Elle commençait à perdre le contrôle de ses pensées et sa conduite en devenait dangereuse. Elle choisit de mettre un terme à mon enthousiasme en bifurquant vers le village, me rappelant au passage que mon mari et le sien nous attendaient à la maison... Dommage !
Passé le porche, elle gara sa petite voiture, coupa le moteur, planta ses yeux dans les miens, me prit le visage à deux mains et m'embrassa goulûment. Nous sortîmes de la voiture. Elle me prit par la main et m'attira vers sa chambre. « Après tout, les hommes peuvent bien patienter avant l'apéro. » me dit-elle dans un sourire. Elle semblait avoir repris le contrôle de la situation.
lundi 11 août 2008
Politesse
« Pardon Madame Pélisse... Auriez-vous l'amabilité d'accepter que j'éjacule sur vos seins ? »
C'est si poliment demander, comment résister ?
vendredi 8 août 2008
Placardée
Il faisait chaud certes, mais tout de même ! En la voyant ainsi traverser la place de la mairie inondée de soleil, en cet après-midi de juillet, j'ai d'abord cru à un de ces stupides gages d'enterrement de vie de jeune fille.
Son grand corps longiligne, à la poitrine généreuse, était à peine voilé d'une longue toge vaporeuse. On voyait absolument tout à travers. Sa taille étroite, ses hanches larges et rondes, ses fesses musclées et fermes mises en valeur par la cambrure de son dos, ses jambes interminables, étaient sublimées par la transparence de l'étoffe.
La tête basse, les mains liées dans le dos, les pieds nus, elle portait autour du cou une petite pancarte imprimée que son Maître avait pris le soin de plastifier.
« Je suis trop timide
pour vous réclamer quoi que ce soit,
mais je suis incapable
de vous dire non. »
La surprise passée, j'observai attentivement les mines déconfites des passants hébétés. Si la plupart d'entre eux semblait interloqués, voir même dégoûtés ou méprisants, quelques-uns la dévoraient des yeux. Je faisais partie de ces derniers. Et sans même prendre le temps de chercher du regard l'Homme qui avait tout mis en scène, je me précipitai vers la belle pour en faire ma captive et assouvir quelques fantasmes dans ses bras avant qu'un autre en ait l'idée.
mercredi 6 août 2008
Tigre et Dragon
Allongée sur la plage, à même le sable brûlant, elle savourait la douce chaleur du soleil sur ses reins. La tête au creux du bras, les yeux mi-clos, elle faisait semblant de dormir. Elle scrutait l'escalier. Elle attendait qu'il descende enfin. Elle laissait par moment son esprit chavirer. Depuis qu'elle avait vu, sur cette immense plage de l'Atlantique son fascinant dos, triangle de muscles posé sur un fessier charmant, orné d'un dragon effrayant. Elle imaginait que, ce beau maître nageur, tatoué par Chris Garver lui-même, collerait sa peau lisse sur ses seins bronzés.... Qu'il glisserait sa jambe entre ses cuisses.... Qu'il passerait sa langue sur sa nuque et sa main dans son maillot...
Elle l'aperçu. Immobile, il scrutait les vagues. Elle avait dû rater son arrivée. Il était à contre jour, mais elle le reconnu instantanément. Cette fois, elle irait lui parler.
« Je suis dragon ! » avait-il répondu fièrement lorsqu'elle l'interrogea sur l'origine de son tatouage. Elle n'entendit pas la suite, absorbée qu'elle était par le simple fait qui lui adressa la parole. Elle n'avait jamais cru à toutes ces histoires de signes astrologiques, mais aujourd'hui, elle ferait un effort. Dans la demi-heure qui suivait, elle filait au cyber-café le plus proche pour savoir de quel signe elle était.
« Je suis tigre ! » lui lança-t-elle le lendemain. Elle l'avait espéré toute la journée, n'ayant jamais osé lui demander ses horaires de travail. Elle avait une fois de plus eu le temps de rêver. Elle avait choisi un à un les mots auxquels il ne pourrait résister, mais que jamais elle n'oserait prononcer. « Je suis tigre, et pour toi je serai tigresse. Je te grifferai tendrement les couilles et tu gémiras de plaisir. J'engloutirai ta verge en te regardant dans les yeux. Tout dragon que tu es, tu t'enflammeras et aucun fleuve de Chine n'apaisera le feu de ton esprit. Tu te rependras au plus profond de moi lorsque je le déciderai. » Avait-elle réellement prononcé ses paroles insensées ? Il lui semblait voler au-dessus du sable, lorsque, pris d'un violent désir, le maître nageur la posa sur son épaule et couru s'enfermer avec elle dans l'infirmerie du poste de secours.
lundi 4 août 2008
Comme j'aime...
Épouser ses formes de tout mon corps
Ressentir sa chaleur par tous mes pores
Visiter sa bouche
Mordiller ses lèvres
Embrasser sa nuque
Cajoler ses seins
Taquiner ses tétons
La faire chavirer sous mes caresses
Voir ses cheveux descendre sous mon ventre
Être comblée par ses doigts
Laisser jouer sa langue dans mes plis
M'envoler sous ses pressions
L'attirer vers ma bouche
Reconnaître mon petit goût salé sur ses lèvres
Découvrir l'humidité de son sexe bombé de désir
Pianoter dans ses moiteurs
Sentir son envie couler sur mes doigts
Écouter ses soupirs à peine contenus
Recueillir son corps qui s'effondre de plaisir
Lire son sourire de femme comblée
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