lundi 30 juin 2008
Le repos du guerrier
20h15, le téléphone sonne. Nue, les cheveux collés par la sueur, le corps encore moite de nos récents harassants ébats, je me lève et décroche. Un collègue de mon Rodolphe demande :
- Bonsoir Pélisse, il est là Rodolphe ?
- Euh... oui.
- Je peux lui parler ?
- Euh... non.
- Ah ? Il est occupé ?
- Euh... Il dort.
- À cette heure-ci ???
- Ben oui... Disons que, en rentrant du boulot, il a sauvagement fait de moi ce qu'il a voulu et là, il récupère.
- Ah...
Je ne sais ce que le collègue a imaginé de ma personnalité, mais le lendemain, en rentrant du bureau, Rodolphe a évoqué l'appel de la veille :
- Grégory a cherché à me joindre hier ?
- Ah ! Oui ! J'ai complètement oublié de te le dire.
- Il t'a trouvée très sympathique. Il aimerait bien faire ta connaissance...
mercredi 18 juin 2008
Sans mot dire
Alice allait depuis peu dans des soirées qui fascinaient, Jeanne, son amie d'enfance. Alice était incapable de raconter, décrire ni mettre des mots sur l'intensité des plaisirs qu'elle ressentait alors. Jeanne passait beaucoup de temps à essayer de lui soutirer, en vain, des détails qui la mettaient dans des émois sans égal.
- Allez raconte ! Tu as fait quoi ce week-end ? Tu étais où ? Avec qui ? Ils étaient nombreux ?
- Samedi... Club...
- Quoi ? Dans un club ? Avec ton mari ?
- Oui.
- Et d'autres couples ?
- Oui.
- Plusieurs ?
- Oui.
- Ah ! Tu me tortures ! Des hommes se sont occupés de toi ? Alleeeeeeeez ! Raconte !!!!
- Oui. Un homme. Quarante ans. Une voix très grave. Dans un coin. Sa bouche sur mon oreille...
- Il te parlait ? Il te caressait en même temps ? Sa bouche collée sur ton oreille, ses mains comme des papillons qui effleuraient ton corps ? Sa voix chaude qui te demandait si tu aimais ses gestes ?
- Oui.
- Il t'a demandé si tu aimais sentir sa main pleine sur tes fesses ? Si tu aimais ses coups de langue sur ta nuque ? Ses petites morsures dans ton cou ? A-t-il glissé ses doigts sous tes bas ? T'a-t-il dit que tes cuisses étaient douces comme de la soie ?
- Oui.
- T'a-t-il demandé si tu aimais sentir son corps écraser le tien contre le mur ? Sentir la pression de son sexe gonflé sur tes fesses ? Sentir le désir monter en lui ? Si tu aimais faire bander les hommes, surtout ceux d'un soir, qui te bloquent dans un coin sombre ?
- Oui.
- A-t-il réclamé que tu écartes un peu plus les jambes afin qu'il puisse fouiller ton intimité ? T'a-t-il demandé si tu aimais cela, être pénétrée par des doigts longs et agiles, par tous les trous en même temps ? A-t-il ralenti le flot de ses questions pour te laisser reprendre haleine et jouir de tes tourments, visibles sur ton visage cramoisi ?
- Oui.
- A-t-il ordonné que tu déboutonnes son pantalon, saisisses son sexe à pleine main et te l'introduises sans ménagement ? A-t-il souhaité que tu accentues ta cambrure, que tu choisisses toi-même le rythme de ton déhanchement ? A-t-il exigé d'entendre les cris de plaisir que tu retenais lorsque ton corps tendu était secoué de spasmes ? T'a-t-il appelée Petite-Salope en remontant ta jupe sur tes hanches avant de jouir en te serrant à en étouffer ?
- Oui.
- ..., Jeanne, le souffle court, la sueur perlant sur le front, reprenait haleine.
- ..., Alice attendait posément la prochaine série de questions.
- C'est encore pire que ce que j'avais imaginé !
lundi 16 juin 2008
SOS chatte en détresse
Dimanche après-midi pluvieux, je m'ennuie seule dans mon petit appartement du centre ville.
Le téléphone sonne. Ma meilleure amie.
- Salut ma belle ! Ça va ?
- Bof !
- C'est ta chatte ? Comment va-t-elle ?
- Pas très bien. Elle est en manque de caresses, je crois. Tu sais elle a besoin qu'on prenne quotidiennement soin de son poil soyeux, qu'on la fasse ronronner de plaisir. Alors un week-end seule à la maison...
- Je peux faire un saut pour t'aider à t'en occuper si tu veux.
- Vraiment ? Tu as le coeur sur la main toi !
- Je sais ! J'arrive...
samedi 24 mai 2008
Panne d'inspiration
Nous sommes calés l'un contre l'autre dans notre lit. Matin calme, conversation tranquille.
Puis, il me regarde d'un air réprobateur :
- Dis donc ? T'écris plus beaucoup en ce moment ?
- ...
- Ça fait même quelques mois que tu n'écris rien ! Qu'est-ce qu'il t'arrive ?
- ...
- ...
- Mets tes doigts dans ma fouffe !
Il s'exécute.
- Ah ! C'est tout chaud, humide et glissant. Mmm...
Il commence un lent massage circulaire autour de ma fleur. Mon corps se détend. Sourire angélique de ma part.
D'un coup il retire ses doigts.
- Ouais c'est ça ! Essaye pas de détourner la conversation !
- !!?
- Alors ? Pourquoi tu n'écris plus ?
Je soulève la couette, me redresse et à quatre pattes, les mains sur les fesses, les écarte et les lui offre.
- Lèche-moi le cul !
Il s'exécute. Sa langue me parcourt et me fouille. Ses doigts, sa belle queue, ne tardent pas à m'explorer...
Je ne sais pas où est passée l'inspiration, mais l'envie, elle, est toujours bien là.
samedi 17 mai 2008
Cerises

J'avais choisi les plus belles, grosses, bien mûres, presque noires. Celles qu'il préfère.
Lorsqu'il poussa la porte, je me tenais, nue, offerte, le plat sur le ventre.
Il posa le plat sur le drap, prit un à un les fruits ronds et froids, les déposa délicatement sur ma peau brûlante d'impatience. Je fermais les yeux pour mieux apprécier le contact et attendre la surprise de l'impact. Quelques uns roulèrent et tombèrent. Leurs petites glissades m'enchantèrent. Une fois mon corps parsemé de ces gros confettis, il entreprit de les croquer. Le jus gicla sur mes seins, mon nombril et mon ventre. Il poussa le vice jusqu'à en laisser couler quelques gouttes dans mon intimité. Il me lécha entièrement et ponctua la plupart de ses coups de langues de commentaires culinaires. Ma peau sucrée-cerise émaillait son regard d'étincelles. Il dégusta ensuite mon fruit palpitant au goût inattendu.
Le repas ne faisait que commencer...
lundi 5 mai 2008
Elle veut du cuir
Elle se réveilla en sursaut.
Seize heures trente.
Il rentrerait tard ce soir encore.
Elle passa en revue, lentement, les moindres recoins de leur chambre, sans bouger.
Le souvenir de se rêve étrange ne la quittait pas. L'odeur si familière du cuir souple de l'atelier de son grand-père la hantait...
Elle n'y tenait plus. Il lui fallait du cuir. Là maintenant. Tout de suite. Sentir la douceur des lanières sur sa peau. Entendre le bruit sec qui claque dans l'air. Deviner les gestes attentifs qui effleurent ses fesses sensibles...
Elle sauta du hamac. Grimpa les marches vers le grenier. Poussa la lourde porte de chêne. Fouilla dans les malles. Elle mit la main sur la vieille pelisse démodée de sa mère. La palpa pour en apprécier la texture. De l'agneau. Fin. Juste ce qu'il faut. Dans un tiroir, elle prit le vieux couteau à pied et le compas à report émoussé, puis descendit.
Elle étala la pelisse sur la longue table de la salle, découpa délicatement le plus grand morceau possible dans le dos. À l'aide du compas, elle imita le geste de son grand-père. Une des pointes pris appui sur le bord du cuir, tandis que l'autre laissait sur son passage une fine marque parallèle. En suivant la trace, elle trancha et obtint la première lanière. Si fine, si douce entre ses doigts. Elle la fit circuler sur sa nuque, son cou, sa joue. La tête rejetée en arrière, les yeux mi-clos, elle savourait déjà le plaisir à venir.
Elle renouvela ses gestes, des dizaines de fois. Le plus lentement possible. Elle s'enivrait de la douce odeur. Elle frissonnait d'impatience à l'idée de lier entre elles toutes ses courroies.
Lorsqu'elle eut débiter l'intégralité de sa peau d'agneau, elle rassembla les liens en un bouquet. Elle les noua solidement. Puis contempla son oeuvre achevée.
La nuit tombait. Loïc ne tarderait pas à rentrer. Elle rangea tout son matériel à présent inutile. Alluma des bougies, éteignit les lampes et tenta de maîtriser sa respiration.
Lorsqu'il poussa la porte, il la trouva, nue, étendue sur le tapis, la croupe recouverte d'un martinet artisanal qu'il n'avait encore jamais vu. Elle le regarda par dessus l'épaule en soupirant :
« Je t'ai fabriqué un nouveau jouet. Veux-tu l'essayer ? »
samedi 12 avril 2008
Faux semblants
Comme tous les mercredis après-midi, Nathalie et Laurence, blondes sculpturales et bronzées de la côte d'azur, papotent dans leur galerie marchande préférée. Il leur reste deux petites heures rien qu'à elles avant de récupérer la marmaille au centre aéré.
Nathalie, fraîchement divorcée, ne sait pas comment faire pour dire à son nouvel amant qu'il n'est pas à la hauteur de ses attentes...
- Oh ! Tu sais j'ai la libido en berne en ce moment. Ce Patrick n'est vraiment pas une affaire !
- Ah ! Ben je croyais qu'il était super ?
- Les premiers temps, c'était pas mal. Il me faisait des trucs nouveaux pour moi. Mais là ! J'en peux plus de ses inventions ! Et en plus ça me fait plus rien ! Non vraiment faut que ça cesse, je vais le lui dire... mais je veux pas le vexer non plus... Ah ! C'est pas facile !
- Mais qu'est-ce que tu t'embêtes ?! T'as qu'à simuler ! Ça t'évitera des discussions prises de tête.
- N'importe quoi ! Et en plus, je sais pas mentir... sauf par omission... Ou alors par écrit, la distance ça aide...
- Moi je te dis de faire semblant et même, d'en rajouter. Il sera très content. Il se prendra pour un dieu !
- Je pourrais lui passer des petits mots... pour lui faire croire que c'est bien, mais si je lui écris pendant qu'il m'attrape, il risque de s'apercevoir de quelque chose...
- Wahou !! Cette idée !... Il faudrait que tu prépares des petits mots à l'avance sur des petits bouts de papier. Tu les mettrais dans une boite à côté du lit et puis de temps en temps, tu en sors un !!!
- Ouais ! Et j'écrirais des trucs du style : « J'aime trop quand tu me lèches tout doucement les cuisses. » « Quand ça glisse autant, c'est vraiment très agréable. » « C'est avec ta langue que tu me déclenches ces petites décharges ? » « Ta queue prend des proportions très avantageuses en ce moment. » « L'huile sur les seins, ça décuple mes sensations. » « Surtout, ne ralenti pas, je sens le tsunami venir. » ...
- Ou bien : « Quand tu glisses tes doigts avec ton sexe, c'est encore meilleur. » « J'adore quand tu te branles sur mon clitoris. » « Pince-moi encore les seins. » « Attache-moi, comme l'autre jour. » « Où as-tu appris tout ça ? »...
Encore tout excitées par leurs allusions coquines, les deux jeunes femmes sortent du centre commercial, se disent au revoir sur le parking et regagnent chacune sa voiture.
En chemin, Nathalie regarde l'heure. Elle se dit qu'elle pourrait peut-être utiliser les trois quarts d'heure qu'elle a devant elle pour chercher une boite en fer et des petits bouts de papier...
samedi 15 mars 2008
On joue ?
Viens par ici petite fripouille
Ramène un peu ta jolie bouille
Que devant toi je m'agenouille
Que je quémande tes papouilles.
Tes mains habiles partent en vadrouille
Le long de ma frêle dépouille
Découvrent mes monts, me chatouillent
Effleurent ma peau, s'attardent, fouillent
Mes humidités, me dépouillent
Au moment même où ma gargouille
Déborde et qu'enfin je gazouille.
Tu aimes ça, toi tu patouilles
Te baignes dans mon bassin de mouille.
Tes doigts si fins roulent ma douille
Tandis que ta langue la léchouille
Je cède au plaisir et bafouille.
Ma paire de fesses, belle citrouille
Vient se piquer sur ta quenouille
Tes mains serrent mes seins, écrabouillent
Tes lèvres, mon lobe mâchouillent.
Ton sexe sur mon dos crachouille
Ta main fébrile me barbouille
De ta semence qui me souille
Je ne partirai pas bredouille...
samedi 8 mars 2008
Madame String
Madame String fond en larmes
Madame String me désarme
Madame String adore jouir
Madame String cherche les plaisirs
Féminins, masculins, singuliers ou pluriels
Depuis longtemps, depuis toujours
Elle apprécie leur faire l'amour
Mais ce soir, Madame String est perdue
Madame String ne sait plus
Elle a tout essayé
Elle en est épuisée
Ses yeux se plantent dans les miens
Elle s'étrangle « Je suis frigide ! »
Puis s'effondre sur moi, rigide
Madame String n'a plus envie
Madame String n'est plus en vie
Madame String est un volcan
Elle a brûlé beaucoup d'amants
Sensualité à fleur de peau
Elle se nourrissait de passion
Mais aujourd'hui plus de fusion
Alors...
Je sers Madame String contre moi
Je cale sa tête sur mon sein droit
Je passe ma main dans ses cheveux
Effleure sa joue, son cou, si peu
Dégrafe en douceur son costume
La mets à nu et cette fois
Lui faire recouvrer la foi
Mes mots glissent dans son oreille
Lèchent, effacent ses maux vermeilles
Madame String se liquéfie
« Par ma bouche, ma belle, faire revenir ton envie. »
Madame String entend
Madame String s'étend
Madame String se tend
lundi 3 mars 2008
Axurit* ou pas...
à Girly
- Alors ce week-end avec ton nouveau... Jordi ? Raconte ?
- Bof... Il est pas axurit celui-là !
- Ah ! Je connais cette moue ! Encore un qui n'a pas trouvé ton bouton magique !!
- C'est toujours la même chose : ils sont là, ils tchapotent, mais passent toujours à côté. T'as qu'une envie, c'est leur crier « Oh ! Qué fas ? Tu vas le dénicher, oui ? »
- Et au lieu de roumeguer là, tu lui as montré où il était ton fameux sésame pour l'extase ?
- Euh... non !
- Tu m'espantes toi ! Je me demande qui est la moins axurit des deux des fois...
- ...
*axurit (prononcer "achourite") = débrouillard (en catalan)
