Miss Pélisse

Textes et fragments érotiques

mardi 14 avril 2009

Flexion ! Liez ! Stop ! Entrez !

Mais qu'est-ce que je fais à quatre pattes sur cette pelouse moi ? Et pourquoi suis-je dans cette tenue  ? C'est quoi ce gros maillot en coton qui ne cache même pas mon intimité ? Pourquoi ne vois-je rien ? C'est quoi cette rumeur autour de moi ? Où suis-je ??

- Flexion !

Un corps chaud s'approche de mes fesses nues. Il ne me touche pas encore mais c'est pas loin quand même... C'est qui ? Je panique. Mon cœur s'affole. Faut que je parte de ce truc ! Je ne peux plus bouger.

- Liez !

Wouha ! Ces mains qui agrippent mes hanches ! Elles sont brûlantes ! Quelle poigne ! Elle me maintiennent. J'suis coincée. Mon cœur va finir par exploser. C'est quoi ce délire ?! Lâchez-moi !!... Rien ne sort de ma bouche ! Je crie mais je ne m'entends pas !

- Stop !

Qui donne ces ordres ? Une voix grave, un léger accent anglais, un truc dans le genre. À qui s'adresse-t-il ? Je veux sortir de ce piège ! Mes mains sont clouées au sol. Mon dos est maintenu cambré par des mains larges et fermes. Elles me tirent vers l'arrière. Un corps nu me frôle... J'ai peur, mais mon excitation déborde sur mes cuisses.

- Entrez !

Le choc est violent. Un sexe épais s'enfonce en moi. Une gigantesque acclamation accompagne cette saillie. Trop de décibels ! Trop d'intensité ! J'étouffe. Mon coeur s'arrête. Je m'écroule...

Mon sursaut me réveille. Ouf ! Ma tête est bien calée sur les genoux de Rodolphe. Sur l'écran s'agite un Guy Novès rouge de colère. Cette vision me rassure, quoi que... Je devrai être plus prudente pour choisir où faire la sieste à l'avenir.

 


 


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vendredi 10 avril 2009

La preuve

Je rentrai tard. La nuit était tombée. Je la trouvai, avachie sur le canapé, devant une télé éteinte. Elle n'avait pas non plus pris la peine d'allumer la lumière. Seule, au loin, dans la cuisine, la radio lançait déjà le générique d'une émission culturelle.
J'allumai et constatai le rose de ses joues, le brillant de ses yeux qui s'habituaient malgré eux à la soudaine clarté. 

- Tu fais quoi ?

- Euh... Rien !

- Menteuse ! Je suis sûr que tu te masturbais !

- Non je te jure ! Jamais de la vie !

- Ne me mens pas, je le sens.

- Mais....

Je m'approchai et pris doucement son poignet droit au creux de ma main ferme. Je dépliai ses doigts.

- Peux-tu m'expliquer pourquoi la peau de ton majeur est si fripée ?

- Euh...


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jeudi 29 janvier 2009

Klaus

Elle n'avait pas été secouée si fort depuis près de dix ans.

 

Il arriva
La traversa

 

Et la voici

 

Soulevée
Chavirée
Bousculée
Renversée
Retournée

Pliée
Vrillée
Écorchée
Tourmentée
Attaquée
Écartelée
Agressée

 

Percée
Écrasée
Arrachée
Cassée
Saccagée
Déchiquetée
Pulvérisée

 

Boursouflée
Massacrée
Brisée
Ravagée
Dévastée
Défigurée

 

Il s'en retourna
Sans un regard pour sa victime
La laissant

Pantelante

Méconnaissable

Transformée

 


Il lui faudra du temps pour panser ses plaies

 


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lundi 29 décembre 2008

Vengeance

En arrivant devant la Mairie, Josiane poussa un long soupir. Pas envie de travailler ce matin. Elle monta les escaliers et rejoignit son petit bureau de secrétaire.

- Oh ! Ça n'a pas l'air d'aller ce matin ! risqua sa petite blonde à forte poitrine de collègue.

- Non ! Cette salope de Margot a prévu de passer le nouvel an dans une boite libertine avec André et Didier ! éructa Josiane.
- Elle ne t'avait pas prévenue ?
- Tu parles, quand je l'ai découvert, elle a voulu me faire croire que c'était une surprise. Moi qui rêvais d'une soirée de jeux entre filles... Rien que toutes les deux..., avec des bougies, des foulards et un tas de petits accessoires que je collecte depuis des semaines... J'en ai marre mais j'en ai marre !
- ...
- C'est toujours elle qui décide. Je dois toujours me plier aux exigences de Madame ! J'suis pas son esclave sexuelle ! Non mais t'imagine avec Didier et André ! Même pas en rêve !
- Ben tu vas faire quoi ?
- J'vais me venger ! Elle va payer !

Josiane attrapa le micro des annonces officielles, appuya sur le bouton ON, prit une grande respiration et les habitants du petit village entendirent médusés sa douce voix débiter par dessus les toits de tuiles :

« Allo ! Allo ! La société « J'aime la baise » dirigée par Didier et André vous informe que la belle Margot est installée sur la place, avec son grand étalage de spécialités de saison : fellation, cunnilingus, branlette espagnole, et caetera. Gang bang en promotion. Satisfaction garantie.

 

Je répète : La société « J'aime la baise » dirigée par Di.... »

 

La main ferme de Didier plaquée sur sa bouche l'empêcha de terminer son annonce. Son corps frêle décolla du sol et fut transporté jusque sur le bureau du Maire. Elle se débattit et essaya de crier, mais elle ne put empêcher les deux hommes de la maintenir à plat ventre, le cul en l'air. Margot souleva sa jupe et dévoila ses deux lobes fessiers à présents offerts. Et c'est très consciencieusement, que la belle Margot lui appliqua la plus belle fessée de sa vie tandis que les villageois découvraient une annonce vraiment particulière ponctuée de claques et de gémissements.

 

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lundi 8 décembre 2008

Bel avenir !

    - Allez ! Viens ! Laisse-toi faire !

    - Non ! Je te dis que non !

    - Mais rien qu'une fois ! Qu'est-ce que tu risques franchement ?

    - Non je n'irai pas !

    - Tu n'auras qu'à soulever ta jupe, elle est si courte...

    - Pas la peine d'insister !

    - Et puis baisser ton string, dit-il en passant sa main sur la rondeur de ses fesses. Il n'est pas grand, mais il cache l'essentiel.

    - Et puis quoi encore ? !

    - Te cambrer comme tu sais si bien le faire... et écarter les cuisses... et sans doute poser tes mains sur tes fesses pour les lui offrir...

    - Mais c'est pas vrai ! Quand tu as une idée dans la tête toi ! !

    - Oui, je sais, « têtu », c'est bien ce qu'elle m'a dit d'ailleurs...

    - Quoi ? Parce qu'elle te l'a fait à toi aussi ?

    - Ben oui ! Si je t'en parle, c'est que je sais de quoi je parle !! Elle est douée je te dis. Allez viens avec moi !

    - Mais je n'ai pas besoin de ça !

    - Qui te parle de besoin ? Ce n'est qu'une découverte de plus, une expérience, une curiosité. Tu verras, après tu n'auras plus de secrets pour elle. Elle explorera ton passé et te dévoilera ton avenir. Toutes ses jolies lignes qui sertissent ton petit trou ont une signification. Et je suis sûre qu'en plus tu prendras un grand plaisir à t'offrir ainsi aux yeux experts de la demoiselle...

    - Ouais ben moi, j'ai jamais cru aux diseuses de bonne aventure, ajouta-t-elle en passant devant la plaque de cuivre « Isabella, résous vos problèmes, lit votre avenir dans les lignes du cul ».

    - Bonjour Isabella, je t'amène la miss dont je t'ai parlé, dit-il en poussant du coude la Miss vers l'intérieur du cabinet de l'experte.

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lundi 3 novembre 2008

Aveuglément

Il aime lui bander les yeux. Elle s'offre à lui. Aveuglément. En toute confiance.
Elle aime avoir les yeux bandés. Elle attend, elle entend, elle sent, elle ressent.
Il aime lui bander les yeux à la maison, à l'hôtel, dehors, peu importe.

Ils passent le week-end chez des amis. Chacun s'est couché tôt. Bien ! Cela lui laisse le temps de profiter d'elle.
Il la déshabille lentement. Elle se laisse faire. Il sort le ruban noir de sa poche. Elle frissonne. Il lui ôte la vue. Il sert fort.
Les questions tournent dans sa tête, mais elle reste muette.
Fermement il l'installe. Au bord du lit, à quatre pattes, le poids du corps porté par ses avant bras à plat sur le matelas. La croupe relevée, dressée vers un ciel absent. Les jambes légèrement écartées.
Il s'éloigne et constate. Offerte, docile, indécente, parfaite ! Il s'approche et lui glisse : « Ne bouge plus ! » Sa voix douce et ferme la cloue sur place. Inutile de l'attacher, elle restera immobile.

Elle l'entend s'éloigner. Que fait-il ? Va-t-il chercher son appareil photo dans son sac à main ? Il la prend souvent ainsi lorsqu'elle s'offre à lui. Mais son sac est là, dans la chambre d'amis. Pourquoi ouvre-t-il la porte ? Pourquoi sort-il dans le couloir ? Où va-t-il ? De quoi peut-il avoir besoin pour s'éloigner ainsi et la laisser dans cette position ? Il frappe à la porte voisine ! Elle se concentre pour entendre pour comprendre, mais les voix sont chuchotées. Ses tempes frappent si fort qu'elle ne parvient pas à distinguer les mots. Il sort du couloir, entre dans leur chambre et referme la porte derrière lui !

 

Elle n'entend plus rien. Il est entré chez leurs hôtes... Il ne revient pas ! Mais il ne va tout de même pas rester avec eux pour discuter ! Et la laisser-là, dans cette position ? Elle est pétrifiée et n'ose pas bouger.

Elle sent une main chaude glisser sur ses fesses dressées, froides à force d'attente. Une main douce et fine qu'elle ne connaît pas. Qui est entré ? Sa panique, son inquiétude ont semé le trouble. Elle n'a pas su entendre les pas lents s'approcher d'elle. Cette main effleure, ses fesses, ses cuisses. Une deuxième main, plus large, plus râpeuse, visite son ventre, ses seins. Elle sent les souffles chauds sur sa peau. Deux personnes la caressent en silence. Elle se doute à présent. Ces lèvres qui la baisent ne sont pas celles de son homme. Ces langues qui la fouillent de manières si nouvelles...
Elle s'abandonne. Elle se laisse faire et l'imagine, lui, dans l'encadrement de la porte savourant la scène de sa femme ainsi offerte, cadeau de remerciement pour leur si chaleureux accueil.

Lorsqu'il s'installe devant son visage, lui offre sa queue qu'elle engloutit goulûment, il sent, dans l'étreinte intense de ses lèvres, la confiance qui les lie aveuglément.


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mercredi 6 août 2008

Tigre et Dragon

Allongée sur la plage, à même le sable brûlant, elle savourait la douce chaleur du soleil sur ses reins. La tête au creux du bras, les yeux mi-clos, elle faisait semblant de dormir. Elle scrutait l'escalier. Elle attendait qu'il descende enfin. Elle laissait par moment son esprit chavirer. Depuis qu'elle avait vu, sur cette immense plage de l'Atlantique son fascinant dos, triangle de muscles posé sur un fessier charmant, orné d'un dragon effrayant. Elle imaginait que, ce beau maître nageur, tatoué par Chris Garver lui-même, collerait sa peau lisse sur ses seins bronzés.... Qu'il glisserait sa jambe entre ses cuisses.... Qu'il passerait sa langue sur sa nuque et sa main dans son maillot...


Elle l'aperçu. Immobile, il scrutait les vagues. Elle avait dû rater son arrivée. Il était à contre jour, mais elle le reconnu instantanément. Cette fois, elle irait lui parler.

« Je suis dragon ! » avait-il répondu fièrement lorsqu'elle l'interrogea sur l'origine de son tatouage. Elle n'entendit pas la suite, absorbée qu'elle était par le simple fait qui lui adressa la parole. Elle n'avait jamais cru à toutes ces histoires de signes astrologiques, mais aujourd'hui, elle ferait un effort. Dans la demi-heure qui suivait, elle filait au cyber-café le plus proche pour savoir de quel signe elle était.


« Je suis tigre ! » lui lança-t-elle le lendemain. Elle l'avait espéré toute la journée, n'ayant jamais osé lui demander ses horaires de travail. Elle avait une fois de plus eu le temps de rêver. Elle avait choisi un à un les mots auxquels il ne pourrait résister, mais que jamais elle n'oserait prononcer. « Je suis tigre, et pour toi je serai tigresse. Je te grifferai tendrement les couilles et tu gémiras de plaisir. J'engloutirai ta verge en te regardant dans les yeux. Tout dragon que tu es, tu t'enflammeras et aucun fleuve de Chine n'apaisera le feu de ton esprit. Tu te rependras au plus profond de moi lorsque je le déciderai. » Avait-elle réellement prononcé ses paroles insensées ? Il lui semblait voler au-dessus du sable, lorsque, pris d'un violent désir, le maître nageur la posa sur son épaule et couru s'enfermer avec elle dans l'infirmerie du poste de secours.

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lundi 30 juin 2008

Le repos du guerrier

20h15, le téléphone sonne. Nue, les cheveux collés par la sueur, le corps encore moite de nos récents harassants ébats, je me lève et décroche. Un collègue de mon Rodolphe demande :

- Bonsoir Pélisse, il est là Rodolphe ?

- Euh... oui.

- Je peux lui parler ?

- Euh... non.

- Ah ? Il est occupé ?

- Euh... Il dort.

- À cette heure-ci ???

- Ben oui... Disons que, en rentrant du boulot, il a sauvagement fait de moi ce qu'il a voulu et là, il récupère.

- Ah...

Je ne sais ce que le collègue a imaginé de ma personnalité, mais le lendemain, en rentrant du bureau, Rodolphe a évoqué l'appel de la veille :

- Grégory a cherché à me joindre hier ?

- Ah ! Oui ! J'ai complètement oublié de te le dire.

- Il t'a trouvée très sympathique. Il aimerait bien faire ta connaissance...

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mercredi 18 juin 2008

Sans mot dire

Alice allait depuis peu dans des soirées qui fascinaient, Jeanne, son amie d'enfance. Alice était incapable de raconter, décrire ni mettre des mots sur l'intensité des plaisirs qu'elle ressentait alors. Jeanne passait beaucoup de temps à essayer de lui soutirer, en vain, des détails qui la mettaient dans des émois sans égal.

- Allez raconte ! Tu as fait quoi ce week-end ? Tu étais où ? Avec qui ? Ils étaient nombreux ?

- Samedi... Club...

- Quoi ?  Dans un club ? Avec ton mari ?

- Oui.

- Et d'autres couples ?

- Oui.

- Plusieurs ?

- Oui.

- Ah ! Tu me tortures ! Des hommes se sont occupés de toi ? Alleeeeeeeez ! Raconte !!!!

- Oui. Un homme. Quarante ans. Une voix très grave. Dans un coin. Sa bouche sur mon oreille...

- Il te parlait ? Il te caressait en même temps ? Sa bouche collée sur ton oreille, ses mains comme des papillons qui effleuraient ton corps ? Sa voix chaude qui te demandait si tu aimais ses gestes ?

- Oui.

- Il t'a demandé si tu aimais sentir sa main pleine sur tes fesses ? Si tu aimais ses coups de langue sur ta nuque ? Ses petites morsures dans ton cou ? A-t-il glissé ses doigts sous tes bas ? T'a-t-il dit que tes cuisses étaient douces comme de la soie ?

- Oui.

- T'a-t-il demandé si tu aimais sentir son corps écraser le tien contre le mur ? Sentir la pression de son sexe gonflé sur tes fesses ? Sentir le désir monter en lui ? Si tu aimais faire bander les hommes, surtout ceux d'un soir, qui te bloquent dans un coin sombre ?

- Oui.

- A-t-il réclamé que tu écartes un peu plus les jambes afin qu'il puisse fouiller ton intimité ? T'a-t-il demandé si tu aimais cela, être pénétrée par des doigts longs et agiles, par tous les trous en même temps ? A-t-il ralenti le flot de ses questions pour te laisser reprendre haleine et jouir de tes tourments, visibles sur ton visage cramoisi ?

- Oui.

- A-t-il ordonné que tu déboutonnes son pantalon, saisisses son sexe à pleine main et te l'introduises sans ménagement ? A-t-il souhaité que tu accentues ta cambrure, que tu choisisses toi-même le rythme de ton déhanchement ? A-t-il exigé d'entendre les cris de plaisir que tu retenais lorsque ton corps tendu était secoué de spasmes ? T'a-t-il appelée Petite-Salope en remontant ta jupe sur tes hanches avant de jouir en te serrant à en étouffer ?

- Oui.

- ..., Jeanne, le souffle court, la sueur perlant sur le front, reprenait haleine.

- ..., Alice attendait posément la prochaine série de questions. 

- C'est encore pire que ce que j'avais imaginé !


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lundi 16 juin 2008

SOS chatte en détresse

Dimanche après-midi pluvieux, je m'ennuie seule dans mon petit appartement du centre ville.
Le téléphone sonne. Ma meilleure amie.

- Salut ma belle ! Ça va ?

- Bof !

- C'est ta chatte ? Comment va-t-elle ?

- Pas très bien. Elle est en manque de caresses, je crois. Tu sais elle a besoin qu'on prenne quotidiennement soin de son poil soyeux, qu'on la fasse ronronner de plaisir. Alors un week-end seule à la maison...

- Je peux faire un saut pour t'aider à t'en occuper si tu veux.

- Vraiment ? Tu as le coeur sur la main toi !

- Je sais ! J'arrive...

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