lundi 5 mai 2008
Elle veut du cuir
Elle se réveilla en sursaut.
Seize heures trente.
Il rentrerait tard ce soir encore.
Elle passa en revue, lentement, les moindres recoins de leur chambre, sans bouger.
Le souvenir de se rêve étrange ne la quittait pas. L'odeur si familière du cuir souple de l'atelier de son grand-père la hantait...
Elle n'y tenait plus. Il lui fallait du cuir. Là maintenant. Tout de suite. Sentir la douceur des lanières sur sa peau. Entendre le bruit sec qui claque dans l'air. Deviner les gestes attentifs qui effleurent ses fesses sensibles...
Elle sauta du hamac. Grimpa les marches vers le grenier. Poussa la lourde porte de chêne. Fouilla dans les malles. Elle mit la main sur la vieille pelisse démodée de sa mère. La palpa pour en apprécier la texture. De l'agneau. Fin. Juste ce qu'il faut. Dans un tiroir, elle prit le vieux couteau à pied et le compas à report émoussé, puis descendit.
Elle étala la pelisse sur la longue table de la salle, découpa délicatement le plus grand morceau possible dans le dos. À l'aide du compas, elle imita le geste de son grand-père. Une des pointes pris appui sur le bord du cuir, tandis que l'autre laissait sur son passage une fine marque parallèle. En suivant la trace, elle trancha et obtint la première lanière. Si fine, si douce entre ses doigts. Elle la fit circuler sur sa nuque, son cou, sa joue. La tête rejetée en arrière, les yeux mi-clos, elle savourait déjà le plaisir à venir.
Elle renouvela ses gestes, des dizaines de fois. Le plus lentement possible. Elle s'enivrait de la douce odeur. Elle frissonnait d'impatience à l'idée de lier entre elles toutes ses courroies.
Lorsqu'elle eut débiter l'intégralité de sa peau d'agneau, elle rassembla les liens en un bouquet. Elle les noua solidement. Puis contempla son oeuvre achevée.
La nuit tombait. Loïc ne tarderait pas à rentrer. Elle rangea tout son matériel à présent inutile. Alluma des bougies, éteignit les lampes et tenta de maîtriser sa respiration.
Lorsqu'il poussa la porte, il la trouva, nue, étendue sur le tapis, la croupe recouverte d'un martinet artisanal qu'il n'avait encore jamais vu. Elle le regarda par dessus l'épaule en soupirant :
« Je t'ai fabriqué un nouveau jouet. Veux-tu l'essayer ? »
Commentaires
...
Putain... J'aurais jamais cru ça de mon pote Loïc...
Bonjour à vous !
L'odeur du cuir... la chaleur du contact... le claquement qui étreint... la caresse de l'air qui vibre... les dizaines de frissons qui atteignent la peau... les frôlements qui s'échappent quand le cuir se retire...
Il faut fermer les yeux et laisser œuvrer...
Elle vient...
...de fusiller la pelisse en agneau de sa mére!!! Elle est dingue! Qu'on l'enferme! Mon dieu c'est pas vrai....
J'en fais trop? Mais non...*rires*
bon pour ce qui est du martinet et autre....tu connais mon point de vue...
Bises
Kaos
Réponses furtives
@ 502 > Faut toujours se méfier des Loïc : ils cachent bien leur jeu.
@ Lyzis > Je sais...
@ Kaos > L'enfermer pour si peu... T'en fais pas un peu trop là ?
Fessée
Moi le martinet, ça ne me fait pas fantasmer, mais comprends que celà puisse séduire. Par contre, j'adore donner de petites claques sur les jolies fesses de ma chérie et de son amante.Voir les fesses de Vinciane rosir sous les coups légers est adorable. Pour Muriel, son amante Martiniquaise, la couleur chocolat au lait de ses fesses se chargent d'une couleur chocolat orangé.
C'est divin. Merci la Miss, tu es adorable.
Jippé
J'aurais bien écouté une petite chanson bien précise moi, en lisant ce texte... faut que je vous montre au fait, je n'ai pas oublié...
Je suis revenue, vous ne m'avez pas oubliée ? :)
L'essayer ? quel est le fou capable de refuser d'utiliser un outil si passionnément confectionné ?
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